Le maréchal-ferrant, dont la spécialité connaît actuellement un certain retour en grâce avec le nombre croissant d'équidés en France, a pour mission première de forger les fers avant de les adapter aux pieds de chaque cheval.
En France, la maréchalerie est issue d'une longue tradition, à la fois civile et militaire.
Le maréchal-ferrant exerce depuis le moment où l'homme et le cheval ont croisé leurs destins.
Au XVIIIè siècle, la maréchalerie acquiert véritablement ses lettres de noblesse, notamment avec la publication de traités comme la manière pratique de ferrer les chevaux de selle, de Lafosse ou même L'essai sur la ferrure, de Bourgelat.
La spécialité évolue assez peu durant de nombreuses décennies.
Ce n'est qu'au cours du XIXè siècle qu'apparaissent les premiers fers orthopédiques permettant de corriger les anomalies du pied.
Le dévelloppement des courses et des loisirs apporte son lot de perfectionnement, notamment au niveau de la matière.
Les fibres de verre et les résines permettent aujourd'hui aux proffessionnels de consolider les sabots.
Des fers en aluminium et même en titane sont à présent de plus en plus utilisés.
LES ETAPES DU TRAVAIL.
Le maréchal-ferrant commence par débarrasser le cheval de ses vieux fers, avec l'aide de tenailles à long manche baptisées << tricoises >>.
Avec la lame du boutoir et du rogne pied, sur lequel il frappe avec le marteau à ferrer, il déleste ensuite chaque pied de l'excédent de corne avant de préparer le sabot avec une râpe.
Le maréchal-ferrant ajuste alors le fer et le met en place avec une série de clous carrés dont les pointes sont ensuite coupées.
Un coup de râpe de finition et le travail est terminé.
L'ensemble de ces opèrations prend au proffessionnel plus d'un quart d'heure pour la pose de chaque fer.
LA FORMATION.
Face à sa responsabilitéle maréchal-ferrant doit avoir une connaissance très approfondie du pied et de l'anatomie du cheval.
Il doit également maîtriser le travail de la forge et bases techniques nécessaires à la fabrication des fers.
Depuis le décret n° 98-246 du 2 avril 1998, rénové en 1999, le certificat d'Aptitude Proffessionnelle Agricole ( CAPA ), option Maréchalerie est indispensable pour toute installation comme maréchal-ferrant dans le privé.
Le CAPA représente un cursus de deux ans à l'issue de la classe de troisième ( collège ).
Une autre filière est constituée par le Brevet d'Etude Préparatoire Agricole, activité hippiques, spécialité Maréchalerie.
Les années de pratique proffessionnelle ( attestation préfectorale ) sont également prises en compte.

La maréchalerie est issue d'une longue tradition française.
LES ETABLISSEMENTS DE FORMATION.
Plusieurs établissements forment actuellement au métier de maréchal-ferrant, en formations initiales ou continues en alternance. Parmi eux :
* Le CFA/CFPPA - St-Hilaire-du-Harcouët - ( BEPA - CAPA )
* Le CFA du comminges - Gourdan-Polignan - ( CAPA - BTM )
* Le CFA de la Chambre des métiers de l'Oise - Beauvais - ( CAPA - BTM )
* L'école nationale proffessionnelle des Haras - Le Pin au Haras - ( CAPA )
* Les Maisons familiales rurales UNMFREO - Paris - ( CAPA - BEPA )
* Le L.P.A. Valentées - Mirande ( CAPA )
* L'hippo-école maréchalerie de Tamnay-en-Bazois ( CAPA - BEPA ).
PLus d'informations sur le site www.marechalerie.net.
l'UNION FRANCAISE DES MARECHAL-FERRANT.
Aujourd'hui, on compte, en France, près de 1300 maréchaux-ferrant officiellement installés et leur nombre ne cesse de croître.
Née en 1993 sous le nom de "Syndicat français des maréchaux-ferrants", est devenu en 1995 l'Union française des maréchaux-ferrants, affirme sa volonté de réunir tous les acteurs touchant de près ou de loin la profession.
Depuis, elle a mené de nombreuses actions pour la sauvegarde et le dévelloppement de ce métier.
Plus d'informations sur le site www.ufm.asso.fr.
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